2008年10月2日木曜日

Leçon 1 (suite): Articles Série 3


---------------------------------------------------
L1S3.1: "Gérard Larcher devient président du Sénat"
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.10.08 | 17h48 • Mis à jour le 01.10.08 | 19h32

L'ancien ministre du travail, l'UMP Gérard Larcher, 59 ans, a été élu, mercredi 1er octobre, par 173 voix à la présidence du Sénat, où il succède à Christian Poncelet. Le seul candidat officiellement en course face à lui, le sénateur socialiste Jean-Pierre Bel, a reçu 134 voix.

L'outsider de l'UMP, le sénateur de l'Orne et ancien ministre Alain Lambert qui pouvait lui prendre quelques voix de la majorité, avait renoncé, quelques heures avant l'élection, à se présenter en candidat indépendant. Le groupe centriste avait également renoncé à présenter un candidat. Tout comme le PCF, qui s'est rangé derrière le candidat socialiste, Jean-Pierre Bel.

Le président devait obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. Si l'UMP a perdu une dizaine de sièges aux dernières élections sénatoriales, elle détient toujours la majorité relative. Rien ne semblait donc pouvoir barrer la route au sénateur des Yvelines, qui avait réussi le plus dur, en évinçant, lors d'une primaire au sein du groupe UMP, son plus sérieux rival : l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

UNE PRÉSIDENCE ÉMINEMMENT POLITIQUE

Avec une majorité fragilisée, la présidence s'annonce désormais éminemment politique. Le gouvernement devra tenir compte du rapport de forces nouveau pour faire passer ses textes, et le Sénat ne fait plus figure de bastion de la droite avec la perspective d'un basculement à gauche lors du prochain renouvellement en 2011.

Dans une déclaration commune, socialistes et communistes ont réclamé l'attribution de deux postes de vice-présidents du Sénat pour le PS et d'un vice-président pour les communistes. Ces postes seront élus en séance le 7 octobre. Autre sujet de préoccupation : le train de vie fastueux du Sénat, qui a notamment amené Christian Poncelet à annoncer le jour où il quitte la présidence qu'il renonce à occuper un appartement de 200 m2 mis à sa disposition par le Sénat. M. Larcher devra répondre aux critiques à ce sujet.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/01/gerard-larcher-devient-president-du-senat_1101958_823448.html
---
L1S3.2: "Présidence du Sénat : Larcher élu dans un fauteuil" (Olivier Pognon)
(01/10/2008 | Mise à jour : 21:30)

Gérard Larcher a été chaleureusement applaudi par les parlementaires, mercredi à l'issue du scrutin.
Le sénateur des Yvelines a été élu dès le premier tour en obtenant 173 voix contre 134 à son rival socialiste Jean-Pierre Bel.


Comme prévu, Gérard Larcher a été élu mercredi président du Sénat. Un seul tour a même suffi. La surprise est venue du résultat du vote : si 173 voix se sont portées sur le sénateur des Yvelines et 134 sur Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste, il y a eu aussi deux voix pour Jean-Pierre Raffarin et 19 pour René Garrec, sénateur UMP du Calvados, qui n'étaient candidats ni l'un ni l'autre, et 11 bulletins blancs ou nuls.

Par rapport aux 154 voix du camp de gauche auxquelles il pouvait prétendre, il en a donc manqué 20 à Jean-Pierre Bel. Ces vingt voix radicales de gauche, socialistes, socialistes dissidents s'étaient évidemment portées principalement sur Gérard Larcher, compensant en partie les voix qui lui avaient fait défaut : 21 voix données à Garrec et Raffarin et sans doute une partie des bulletins blancs ou nuls. Ce sont ces voix de gauche qui ont permis l'élection du candidat UMP au premier tour, malgré la réaction d'une partie des amis de Jean-Pierre Raffarin, recelant sans doute un message à propos de la fonction de questeur, jusqu'ici occupée par Garrec.

Sitôt élu, Gérard Larcher est monté à la tribune où il a remplacé Serge Dassault, doyen d'âge, qui avait inauguré la session et présidé la séance. Le nouveau président du Sénat a remercié ses collègues et insisté sur la «feuille de route» du Sénat, conviant l'opposition à s'y associer. Il a aussi insisté sur l'importance de corriger l'image du Sénat, et s'engageant à la «transparence».

Dès le matin, la journée avait été fertile en rebondissements. Alain Lambert, candidat déclaré depuis une semaine, l'était encore mardi après-midi. Il décidait vers les neuf heures du soir d'y renoncer mais sa décision n'a été rendue publique que mercredi matin. Toujours dans la matinée de mercredi, le groupe centriste annonçait que Michel Mercier, son président, serait finalement candidat, ce dont il n'avait jamais été question auparavant. Mais une heure avant l'ouverture de la séance, on apprenait qu'il ne se présentait plus.

Un «malentendu» avec les centristes

Ces deux revirements avaient leurs explications. Alain Lambert a déclaré mercredi matin qu'il «prenait acte de la volonté des présidents de commissions et de délégations du Sénat, membres du groupe UMP, d'éviter dans la période délicate actuelle une double candidature». Et d'appeler ses amis à voter pour Larcher. Alors qu'il avait reproché, deux jours plus tôt, à l'ancien ministre du Travail de «prendre ses ordres à l'Élysée», les deux hommes se sont donc à l'évidence rapprochés depuis. Ce que laissait entendre Gérard Larcher lui-même, qui mettait au crédit des «rapports humains» le retour de Lambert. Il était néanmoins permis de se demander si le risque d'un score très faible n'avait pas aussi pesé dans la décision d'Alain Lambert de retirer sa candidature.

Quant à l'aller et retour de Michel Mercier, il était dû, selon Jean Arthuis, à «un malentendu». Une manière enrobée de dire ce qui s'était passé : le groupe centriste, devenu encore plus indispensable, jugeait normal d'obtenir, outre les deux présidences de commission dont il disposait déjà, une questure, ou au moins une vice-présidence. Devant les réticences du groupe UMP, Michel Mercier se présentait donc pour montrer, selon un de ses collaborateurs, que le groupe de l'Union centriste «joue un rôle essentiel dans cette assemblée». Ayant finalement obtenu l'assurance que son groupe aurait une vice-présidence, Michel Mercier retirait sa candidature. Et le groupe annonçait qu'il soutenait Gérard Larcher.
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/10/02/01002-20081002ARTFIG00006-presidence-du-senat-larcher-elu-dans-un-fauteuil-.php
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/10/02/01002-20081002ARTFIG00005-serge-dassault-plaide-en-faveur-de-l-union-nationale-.php
---
L1S3.3: "Sénat: Larcher veut gagner «la bataille de l’image»" (LAURE EQUY) (POLITIQUES/ 1 OCT. 18H11) (LIBE)

A 59 ans, Gérard Larcher succède à Christian Poncelet. Alors que la haute assemblée est secouée par une polémique sur son train de vie, il «souhaite travailler» sur la «distorsion entre la qualité de nos travaux et la perception» qu’en ont le [?]


Sans surprise, le sénateur UMP Gérard Larcher a conquis le Plateau, équivalent sénatorial du perchoir de l’Assemblée nationale. Avec 173 voix, l’ancien ministre du Travail, qui devait obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés pour succéder à Christian Poncelet, l’a emporté mercredi dès le premier tour, opposé finalement au seul candidat Jean-Pierre Bel (134 voix), président du groupe PS.

A l’issue des résultats, Gérard Larcher, 59 ans, réputé consensuel et fin connaisseur de l’institution qu’il fréquente depuis 1986, s’est présenté en «homme de rassemblement». Alors que la haute assemblée a été dernièrement secouée par une polémique sur son train de vie et notamment sur un «appartement à vie» octroyé à Poncelet en tant qu’ancien président - privilège auquel il a renoncé -, le nouveau président, sénateur-maire de Rambouillet (Yvelines) «souhaite travailler» sur la «distorsion entre la qualité de nos travaux et la perception» qu’en ont les Français, appelant les sénateurs à gagner unis «la bataille de l’image».

Après sa victoire haut la main, fin septembre, à la primaire qui l’opposait à Jean-Pierre Raffarin, il avait la voie libre dans la course à la présidence du Sénat. Malgré la percée de la gauche - une vingtaine de sièges - aux sénatoriales du 21 septembre, l’UMP demeure en effet la première force (152 sièges). A l’issue de l’ouverture de la session ordinaire, l’ex-candidat malheureux voulait paraître remis de sa défaite: «La majorité a exprimé sa diversité, elle affirme aussi son unité», lance Raffarin, promettant que «les déceptions sont passées» et souhaitant désormais «être sénateur à plein temps. Je ne recherche pas de lot de consolation.»

«Aucun suspense, l’affaire est dans le sac, susurre un sénateur de droite. S’il y avait eu Lambert, alors là...» Un temps prétendant au perchoir, le sénateur UMP de l’Orne Alain Lambert a finalement renoncé à se présenter. «Je ne recueillais pas le nombre suffisant de suffrages promis. Ce qui compte est la promotion de mes idées: j’ai eu la chance de les faire reprendre par Gérard Larcher donc ça me convient», assure Lambert.

Autre désistement de dernière minute: celui des centristes qui, dès après l’annonce d’une candidature de leur président de groupe Michel Mercier, ont fait volte-face. «L’union centriste et l’UMP étaient en négociation depuis plusieur jours et il y a eu un petit moment de tension dans la matinée, admet Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement. Un accord a été trouvé dans l’équilibre des forces politiques.» Une vice-présidence devrait notamment être créée pour le groupe centriste, qui joue désormais un rôle d’arbitre au sein de la majorité.

Quant aux groupes PS et CRC (communistes, républicains et citoyens), ils ont réclamé, dans une déclaration commune, que «le progrès de la gauche» aux sénatoriales se traduise «par un rééquilibrage de la composition du bureau du Sénat». Deux vice-présidences pourraient être accordées aux socialistes lors des élections à ces postes, en séance mardi prochain.
(A lire demain dans Libération : le portrait de Gérard Larcher)
http://www.liberation.fr/politiques/0101120203-gerard-larcher-elu-president-du-senat
---
("Sénat : Larcher élu président") (Julie Cloris | 01.10.2008, 14h50) (leparisien)

Sans surprise, Gérard Larcher a été élu cet après-midi président du Sénat. L'ancien ministre du Travail UMP, âgé de 59 ans, succède donc à Christian Poncelet sur le «Plateau», le nom donné à l'endroit où siège le président au coeur de l'hémicycle. Gérard Larcher a été élu à la majorité absolue dès le premier tour par 173 voix contre 134 voix au socialiste Jean-Pierre Bel.

La semaine dernière, le sénateur des Yvelines avait écarté son rival le plus dangereux, Jean-Pierre Raffarin. en remportant haut la main la primaire au sein du groupe UMP avec 22 voix d'avance sur l'ancien Premier ministre et 61 sur le rapporteur général du budget Philippe Marini.
http://www.leparisien.fr/politique/senat-larcher-elu-president-01-10-2008-261905.php
http://www.leparisien.fr/politique/senat-alain-lambert-se-rallie-a-gerard-larcher-01-10-2008-261756.php
http://www.leparisien.fr/politique/senat-l-election-du-president-en-direct-01-10-2008-261905.php
---------------------------------------------------
---------------------------------------------------
---------------------------------------------------