
http://www.patricedupuy-editeur.com/publications/parentele-charles-et-yvonne-de-gaulle.shtml

http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2007/05/23/408-le-portrait-du-president
« Dans le tumulte des hommes et des événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l’Histoire. » (Charles de Gaulle)
("De Gaulle le visionnaire") (29 août 2004 - par HENRI MARQUE)
C'est parce qu'il voyait toujours loin, au risque parfois d'ignorer les embûches placées sous ses pas, que l'ancien président français a, sur quantité de sujets, démontré une clairvoyance exceptionnelle. Dans son livre de souvenirs, dont J.A.I. vous a déjà proposé un premier commentaire (n° 2275-2276), son fils Philippe cite de nombreux exemples des visions prophétiques du général.
[...]
Un autre chapitre important du livre prête sans doute à controverse : c'est celui qui concerne le référendum du 27 avril 1969. Philippe affirme qu'en aucun cas le général « ne voyait la partie perdue d'avance ». En fait, de Gaulle avait bel et bien envisagé de retirer le projet et d'annuler la consultation dont André Malraux dira avec raison et à tort à la fois qu'elle était « un suicide politique ». Avec raison, car tout la condamnait à l'échec : la complexité d'un texte de soixante pages incompréhensible pour l'électorat populaire ; la désapprobation de Valéry Giscard d'Estaing suivie en silence par toute une fraction de la majorité ; la candidature annoncée de Georges Pompidou qui écartait la crainte d'un vide politique si de Gaulle s'en allait. Mais aussi à tort parce que de Gaulle n'avait pas l'intention de s'en aller. Philippe confirme qu'il attendait d'avoir 80 ans pour « décrocher » et nous le décrit, à 78 ans, faisant encore ses trois à quatre kilomètres à pied quasi quotidiens en forêt.
Le général ne cherchait donc pas dans le référendum une occasion de partir en beauté sur une réforme en laquelle il voyait la réponse et le remède aux maux de la France profonde révélés par la crise de Mai 68 - jusqu'au moment où il se rendit compte qu'elle n'était pas comprise et allait entraîner son éviction avec son échec. C'est alors qu'il fut tenté de reporter le projet amendé à des jours meilleurs. On le sait, entre autres témoignages, par celui de Jacques Foccart qui a raconté en détail comment, avec l'appui d'autres gaullistes historiques, il avait adjuré le général de ne pas reculer devant l'épreuve, fût-elle perdue d'avance. Sur le thème de tous les purs et durs du gaullisme : « Pas ça » ou « Pas vous ».
Une semaine avant le vote, Philippe déjeune en famille à l'Élysée. Dans le récit qu'il en retrace à Michel Tauriac - après avoir glissé au passage : « Vous savez ce que je pense des Mémoires de Foccart, du moins de la partie rédigée après sa mort » -, il se remémore les derniers mots que son père lui dit « d'une voix tranquille » : « Les sondages ne sont pas très bons. Mais peut-être que les Français réfléchiront un peu. » Puis il a mis tout son fatalisme et peut-être son dédain dans un haussement d'épaules qui signifiait « Advienne que pourra ! »
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN29094degaueriann0
------
("DE GAULLE HISTORIEN") (M. Alain Larcan) (séance du lundi 23 mai 2005)
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2005/larcan.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle_(président)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaullisme
http://www.invalides.org/pages/Historial%20de%20Gaulle.html
http://www.charles-de-gaulle.org/
---
L'Académie des Sciences morales et politiques:
http://www.asmp.fr/sommaire.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/messmer.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/todd.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/chaussinand.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/fumaroli.htm
------
