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L1S0.1: "Attentat à New Delhi : 1 mort, 17 blessés" (afp)
Une personne a été tuée et 17 autres blessées samedi par un attentat à la bombe sur un marché bondé du sud de New Delhi, deux semaines après des attentats islamistes dans la capitale indienne, a annoncé la police. Cette nouvelle attaque n'a pas été revendiquée, mais toute l'Inde est le théâtre depuis novembre 2007 d'une vague d'attentats perpétrés par un groupe islamiste local, les Moudjahidine indiens, qui ont fait au total quelque 150 morts, dont 24 tués le 13 septembre au soir dans des quartiers touristiques et commerçants de New Delhi.
Cette fois, l'explosion est survenue sur le marché de Mehrauli, dans le sud de cette mégalopole de 14 millions d'âmes, en pleine après-midi lorsque les magasins étaient bondés à l'approche de fêtes musulmanes et hindoues, a dit à l'AFP le porte-parole de la police municipale, Rajan Bhagat.
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Depuis les attentats de New Delhi il y a exactement deux semaines, les autorités ont annoncé avoir tué deux dirigeants de l'organisation locale des Moudjahidine indiens et en ont interpellé onze autres à New Delhi et à Bombay (ouest). L'Inde et son 1,1 milliard d'habitants, dont 80% d'hindous et 14% de musulmans, s'apprêtent à célébrer l'Aïd al-Fitr, la fête musulmane marquant la fin du mois de jeûne de ramadan et Diwali, la fête hindoue des lumières en octobre, qui marque la nouvelle année.
Confrontée en moyenne tous les trois mois à des attentats, la police indienne continue de montrer du doigt des organisations islamistes basées au Pakistan ou au Bangladesh. Mais les autorités reconnaissent aussi que l'Inde est maintenant la cible de "terroristes islamistes" indiens.
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Tous ces carnages attisent une polémique en Inde sur les carences de la politique antiterroriste de la dixième puissance économique mondiale, forte de ses dizaines de millions d'Indiens des classes moyennes. Certes, la sécurité est draconienne dans les aéroports. Mais la presse se gausse [moque] de la faiblesse des équipements (télé-surveillance, détecteurs de métaux...) dans les gares, hôtels, restaurants, magasins et lieux de culte. Le gouvernement a bien promis 7.000 policiers supplémentaires et des caméras de surveillance, tout en reconnaissant que ses services de renseignement ne sont pas à la hauteur d'une menace "terroriste" urbaine incarnée dorénavant par des islamistes indiens.///
http://en.wikipedia.org/wiki/Diwali
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L1S0.2: "L'Inde en quête d'une stratégie face à l'émergence d'un terrorisme local" (LE MONDE)
L'Inde va-t-elle devoir apprendre à vivre au quotidien avec le terrorisme ? En l'espace d'un an, 215 personnes ont péri dans huit séries d'attentats affectant principalement le nord du pays. Le dernier en date a frappé, le 13 septembre, des artères commerciales de la capitale, New Delhi. Ce nouveau défi terroriste sera évoqué lors de la tournée européenne du premier ministre, Manmohan Singh, qui assistera, lundi 29 septembre à Marseille, au sommet Union européenne - Inde avant de retrouver Nicolas Sarkozy, mardi à Paris, dans un cadre bilatéral franco-indien.
Puissance régionale, l'Inde est concernée au premier chef par les désordres au Pakistan - son rival historique - et la guerre en Afghanistan, où elle joue un rôle croissant dans le domaine de la reconstruction civile. Elle ne peut donc qu'être intéressée par une réflexion globale visant à stabiliser ces deux théâtres où prennent leur source des groupes radicaux islamistes ayant frappé son territoire à de multiples reprises.
Toutefois, à Marseille comme à Paris, M. Singh aura l'occasion d'édifier ses interlocuteurs sur un type nouveau de terrorisme, moins lié aux manoeuvres de déstabilisation émanant du Pakistan - ou du Bangladesh - et davantage enraciné dans la société indienne. L'émergence d'un groupe comme les Moudjahidins indiens (MI), qui a revendiqué la plupart des attentats de l'année écoulée (New Delhi, Ahmedabad, Jaipur...), révèle en effet une "indianisation" inédite de la tentation djihadiste. Si des manipulations extérieures ne sont pas à exclure, les noyaux du MI sont tous composés de musulmans indiens, en général des étudiants dotés d'une solide formation technique.
L'Etat indien de l'Uttar Pradesh (Nord) apparaît comme leur berceau. Au lendemain des attentats de New Delhi, M. Singh s'était ouvertement inquiété de cette "nouvelle dimension" du péril terroriste en Inde.
Comment désamorcer la dérive ? La police a démantelé, mardi 23 septembre à Bombay, une cellule de cinq activistes du MI qui, selon elle, projetaient des attentats dans la capitale économique. Mais l'enquête patine. L'artificier en chef du groupe, Abdus Shuban Qureishi, alias Tauqeer, court toujours. Le débat fait rage en Inde sur les inflexions à apporter à une stratégie antiterroriste jusqu'à présent prise en défaut. A droite, le Bharatiya Janata Party (BJP) - mouvement nationaliste hindou - appelle à l'adoption d'une législation plus répressive. Il fustige notamment l'abrogation par le Parti du Congrès - à la tête de la coalition gouvernementale - d'une loi antiterroriste adoptée par le BJP en 2002 quand celui-ci était au pouvoir.
"CLIENTÉLISME ÉLECTORAL"
Le gouvernement lui-même est divisé entre faucons et colombes. Les modérés redoutent de voir la communauté musulmane (14 % de la population) stigmatisée par une législation ad hoc. Certains petits partis de la coalition, comme le Samajwadi Party (SP) ou le Rashtriya Janata Dal (RJD), qui comptent de nombreux musulmans parmi leurs électeurs, sont parmi les plus hostiles au durcissement de l'arsenal législatif existant. "L'antiterrorisme en Inde est l'otage du clientélisme électoral !", s'insurge Subhash Kapila, du cercle de réflexion South Asia Analysis Group.
L'autre difficulté tient à la nature fédérale du système politique indien. La sécurité étant du ressort des Etats locaux, le gouvernement central peine à coordonner les initiatives. New Delhi est en quête d'une formule de recentralisation de ses services de sécurité. (Frédéric Bobin)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Uttar_Pradesh
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L1S1.1 (=L1S2.2): "Trop de départements ou trop de régions ?"
- Collectivités. Elysée et gouvernement envisagent la suppression d’une strate administrative. -
C’est simple, imparable : «Moins d’échelons, c’est moins d’impôt, plus d’échelons, c’est plus d’impôt !» Lancée par Nicolas Sarkozy, la formule a beaucoup plu au public du discours prononcé, jeudi soir, à Toulon. Le chef de l’Etat a annoncé l’ouverture du «grand chantier» de la réforme des collectivités territoriales.
L’ambition est immense. Il s’agit d’en finir avec l’empilement des collectivités territoriales et peut-être même, audace suprême, avec le cumul des mandats. Communes, communautés de communes, départements, régions : depuis plus d’un quart de siècle, tous les gouvernements se désolent de cette exception française, source de gâchis et de confusion. Tous constatent le mal, aucun n’ose le remède. Pas même les décentralisateurs convaincus comme Deferre ou Raffarin (lire interview).
Dans son rapport pour «libérer la croissance», Jacques Attali proposait de clarifier la décentralisation en transformant les intercommunalités en agglomérations et en faisant «disparaître, en dix ans, l’échelon départemental». Pour rassurer les élus locaux, Nicolas Sarkozy déclarait, en janvier, le jour même de la remise du rapport : «Je ne crois pas que les Français sont prêts à renoncer à la légitimité historique des départements.»
Six mois plus tard, les Français seraient-ils mieux disposés ? Fin juin, lors d’un déplacement à Limoges, le chef de l’Etat revient sur la nécessaire réforme des collectivités territoriales. Et, le 17 juillet, il annonce, dans un entretien au Monde, que l’année 2009 sera celle d’une «réflexion approfondie» sur l’administration territoriale. Nicolas Sarkozy fait même de ce dossier la condition d’une éventuelle réforme du mode de scrutin aux élections régionales de 2010. En attendant ce big-bang territorial, le secrétaire d’Etat en charge des collectivités, Alain Marleix, présentera, en janvier, un projet de loi visant à rationaliser et à démocratiser les intercommunalités. Il ne s’agit, précise Marleix, que du «premier étage de la fusée». Pour la suite, l’Elysée a laissé entendre qu’une mission pourrait être confiée à Edouard Balladur. Sujet tabou depuis l’échec cuisant du général de Gaulle en 1969, le référendum serait sérieusement envisagé.
Sans attendre Balladur, le chef du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, s’est emparé du sujet. Il entend même en faire la première illustration des nouveaux pouvoirs du Parlement renforcé par la récente réforme de la Constitution. La réorganisation des collectivités territoriales pourrait ainsi devenir l’objet d’une compétition entre le Parlement et l’exécutif.
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L1S1.2: «Personne n’accepte de se sacrifier» (Patrick Le Lidec, chercheur au CNRS, spécialiste de la décentralisation.)
/Q. On parle du «grand chantier» de la réforme des collectivités locales depuis vingt ans. Où est le blocage ?
PL: Quand Gaston Deferre a lancé la décentralisation, en 1982, il avait pris soin d’évacuer tous les sujets qui fâchent. Le gouvernement d’alors s’était bien gardé, par exemple, de remettre en cause le tissu des 36 000 communes de France. La loi transfère de nouveaux pouvoirs sans régler la question des chevauchements de compétences entre collectivités. Deferre savait l’ampleur des désaccords sur le sujet. Mitterrand était departementaliste et Mauroy régionaliste. L’article premier de la loi du 2 mars 1982 est emblématique de cette logique d’évitement : il prévoit que les collectivités «s’administrent librement» et évacue les questions délicates (répartition des compétences, statut des élus…), renvoyées à des textes ultérieurs. On ne parle pas non plus du cumul des mandats. Deferre pariait que la rationalisation des institutions locales s’imposerait d’elle-même. Pari perdu. Il est très difficile de réformer après avoir transféré du pouvoir.
/Q. Depuis 1982, les gouvernements sont restés inactifs ?
PL: Les collectivités bénéficient toujours de la «clause générale de compétence» définie pour les communes en 1884. Cette clause, qui permet d’intervenir dans tous les domaines, a été généralisée à tous les échelons. A plusieurs reprises, il a été question de la remettre en cause mais on en est resté aux déclarations d’intention. En 1995, la loi Pasqua avait prévu la promulgation, dans un délai d’un an, d’une loi clarifiant la répartition des compétences. Elle n’a jamais vu le jour. Le cumul des mandats a bloqué le processus. En 2003, Jean-Pierre Raffarin avait tenté d’introduire dans la Constitution la notion de «collectivité chef de file». Il s’est heurté à une réaction immédiate du Sénat. Raffarin aurait pu essayer de passer en force. Il ne l’a pas fait. Arrêté, peut-être, par son ambition de briguer, un jour, la présidence du Sénat.
/Q. Le «big-bang» administratif, le référendum sur la fusion département-région et la fin du cumul des mandats, vous n’y croyez pas ?
PL: Je demande à voir. Je ne suis pas sûr de la détermination de l’exécutif à agir. S’engager dans cette direction impliquerait de surmonter l’opposition de nombreux parlementaires qui se vivent d’abord comme des élus locaux. Il reste la voie du référendum, mais elle est vécue comme un acte de défiance vis-à-vis du Parlement et, singulièrement, du Sénat. Ce serait renouer avec une audace réformatrice enterrée depuis l’échec du référendum organisé par le général de Gaulle en 1969 [52,41% non : oui 47,59%].
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(Info additionnel):
*juste avant la revolution:
~39 provinces, ~60,000 paroisses (centre sur l'eglise)
*apres la revolution
-> 83 departements, 41 000 communes (centre sur le mairie)
-> 26 regions, ~100 departements, (342 arrondissements, ~3 883 cantons,) ~36 783 communes (2 558 structures d'intercommunalité)
Or, avant la Révolution, la France était constituée de circonscriptions territoriales issues de l'histoire, de la géographie et du peuplement qui étaient différentes selon les différents pouvoirs qui s'y exerçaient, avec des catégories différentes comme métropoles, provinces, diocèses, duchés, baronnies, gouvernements, états, élections, généralités, intendance, parlements, pays, bailliages, etc.. suivis d'un nom de région qui était souvent le même, sans recouvrir la même étendue géographique. Ainsi, le ressort du parlement d'Artois ne correspondait pas au même territoire que le gouvernement d'Artois ou que l'intendance d'Artois.
La Convention nationale, après avoir aboli au cours de la nuit du 4 août tous les droits et les usages particuliers aux différentes régions (que l'on nommait aussi privilèges comme ceux des classes, noblesse et clergé), décida d'instituer un découpage uniforme du territoire, les départements,
Cette organisation proposée par Jean Cassini visait à homogénéiser le découpage du territoire français tout en conservant une administration locale, mais en retirant les spécificités des provinces, considérées comme provenant essentiellement des privilèges de l'aristocratie locale. (wikipedia)
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Questions à méditer:
1) フランスに於ける「régionalisation」とは何か・何で有り得るか?(狭義、広義)
2)「départementaliste」や「cumul des mandats」派とは何か?抵抗・反対勢力の言い分とは何か?
3)何故この問題は重要なのか・重要たり得るのか?
4)「régions」は、革命前の「provinces」とどう似てるか、どう似てないか?
5)「régionalisation」や「région」に関する展望は、どう言うものが有り得るのか?(理想論)
6)フランス革命前と後の地域体制の違いは何だったか?
7)ヨーロッパ規模では、この問題の意義とは何か?
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Liens de référence:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_sur_la_réforme_du_Sénat_et_la_régionalisation
http://www.senat.fr/evenement/revision/d69-296.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Administration_territoriale_de_la_France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Collectivités_territoriales
http://fr.wikipedia.org/wiki/Provinces_de_France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_(aménagement_du_territoire)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_(France)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Région_française
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_départements_français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Départements_français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_française
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paroisse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Préfet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_général_(France)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_régional_(France)
http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3224,54-870233,0.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cumul_des_mandats
http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_subsidiarité
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Chevènement
http://fr.wikipedia.org/wiki/Intercommunalité
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