2008年9月29日月曜日

("Le cumul des mandats en France", "la création des régions et à la rénovation du Sénat")



"28 avril 1969 : de Gaulle s’en va."

Après 11 ans de règne ininterrompu, de Gaulle quitte le pouvoir. La veille, les Français ont voté « Non » à son dernier référendum. Une page de l’histoire est tournée. La place est libre pour Georges Pompidou.

Le départ du général de Gaulle a beau être attendu, le 28 avril 1969, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Du moins auprès de ceux qui sont encore éveillés. Il est 0 h 10, et la France dort déjà. Elle n’apprendra l’information qu’à son réveil.
Le communiqué venu de Colombey-les-deux-Eglises est laconique, bien dans la manière du Général : « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. » En dix sept mots, pas un de plus, une page d’histoire se tourne.

Tout a commencé trois mois plus tôt. En voyage officiel en Bretagne, de Gaulle attire partout des foules toujours imposantes malgré quel[que]s cris hostiles organisés à Rennes et Brest notamment. A Quimper, le 2 février 1969, créant la surprise, il annonce qu’un référendum sur la réforme des régions et la transformation du Sénat aura lieu au printemps.

La popularité du Général est au beau fixe, mais la double question posée par ce référendum ne suscite pas un véritable intérêt dans le pays. A l’Elysée, l’entourage même du président de la République a tout fait pour dissuader le Général de s’engager dans cette direction que rien n’impose. Mais de Gaulle a tranché ? Il ne reviendra pas dessus.

Très vite, les oppositions se manifestent. Le président du MRP Jean Lecanuet révèle le premier qu’il votera « non ». Un peu plus tard, Valéry Giscard d’Estaing fait de même. Le Conseil d’Etat a condamné le recours à la procédure du référendum. Le général de Gaulle met tout son poids dans la balance. Le 10 avril, lors d’une allocution télévisée, il prévient qu’une réponse négative signifiera son départ. La politique de la France ne se fera pas contre son peuple.

Le 27 avril, le verdict tombe : le « non » l’emporte par 52,41%. Le pays paraît interloqué par son audace : il a chassé de Gaulle. Est-ce si sûr ? Dans « Le Monde », Hubert Beuve-Méry voit « une sorte de suicide politique par un coup de roulette russe »*.
Le 15 juin suivant, au deuxième tour de l’élection présidentielle, de Gaulle a voté par procuration d’Irlande où il s’est retiré pour quelques jours avec son épouse. Comme pour souligner que cette élection ne le concernait plus. Georges Pompidou, son ancien premier Ministre pendant 6 ans lui succèdera après un duel inattendu avec Alain Poher, président centriste du Sénat et président de la République par intérim.

http://www.gaullisme.fr/42referendum69.htm
http://www.gaullisme.fr/ref_69_result.htm

http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3224,54-870233,0.html
http://www.senat.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sénat_(France)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bicamérisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monocamérisme
http://www.senat.fr/dossierleg/cumul.html
http://blogs.rtl.fr/aphatie/index.php/post/2008/09/25/La-preuve-par-le-Senat-de-lodieux-cumul-des-mandats-25/09
http://www.re-so.net/spip.php?article565