2008年9月30日火曜日

(L'héritage de de Gaulle)


http://www.patricedupuy-editeur.com/publications/parentele-charles-et-yvonne-de-gaulle.shtml


http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2007/05/23/408-le-portrait-du-president

« Dans le tumulte des hommes et des événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l’Histoire. » (Charles de Gaulle)

("De Gaulle le visionnaire") (29 août 2004 - par HENRI MARQUE)

C'est parce qu'il voyait toujours loin, au risque parfois d'ignorer les embûches placées sous ses pas, que l'ancien président français a, sur quantité de sujets, démontré une clairvoyance exceptionnelle. Dans son livre de souvenirs, dont J.A.I. vous a déjà proposé un premier commentaire (n° 2275-2276), son fils Philippe cite de nombreux exemples des visions prophétiques du général.

[...]

Un autre chapitre important du livre prête sans doute à controverse : c'est celui qui concerne le référendum du 27 avril 1969. Philippe affirme qu'en aucun cas le général « ne voyait la partie perdue d'avance ». En fait, de Gaulle avait bel et bien envisagé de retirer le projet et d'annuler la consultation dont André Malraux dira avec raison et à tort à la fois qu'elle était « un suicide politique ». Avec raison, car tout la condamnait à l'échec : la complexité d'un texte de soixante pages incompréhensible pour l'électorat populaire ; la désapprobation de Valéry Giscard d'Estaing suivie en silence par toute une fraction de la majorité ; la candidature annoncée de Georges Pompidou qui écartait la crainte d'un vide politique si de Gaulle s'en allait. Mais aussi à tort parce que de Gaulle n'avait pas l'intention de s'en aller. Philippe confirme qu'il attendait d'avoir 80 ans pour « décrocher » et nous le décrit, à 78 ans, faisant encore ses trois à quatre kilomètres à pied quasi quotidiens en forêt.

Le général ne cherchait donc pas dans le référendum une occasion de partir en beauté sur une réforme en laquelle il voyait la réponse et le remède aux maux de la France profonde révélés par la crise de Mai 68 - jusqu'au moment où il se rendit compte qu'elle n'était pas comprise et allait entraîner son éviction avec son échec. C'est alors qu'il fut tenté de reporter le projet amendé à des jours meilleurs. On le sait, entre autres témoignages, par celui de Jacques Foccart qui a raconté en détail comment, avec l'appui d'autres gaullistes historiques, il avait adjuré le général de ne pas reculer devant l'épreuve, fût-elle perdue d'avance. Sur le thème de tous les purs et durs du gaullisme : « Pas ça » ou « Pas vous ».

Une semaine avant le vote, Philippe déjeune en famille à l'Élysée. Dans le récit qu'il en retrace à Michel Tauriac - après avoir glissé au passage : « Vous savez ce que je pense des Mémoires de Foccart, du moins de la partie rédigée après sa mort » -, il se remémore les derniers mots que son père lui dit « d'une voix tranquille » : « Les sondages ne sont pas très bons. Mais peut-être que les Français réfléchiront un peu. » Puis il a mis tout son fatalisme et peut-être son dédain dans un haussement d'épaules qui signifiait « Advienne que pourra ! »

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN29094degaueriann0
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("DE GAULLE HISTORIEN") (M. Alain Larcan) (séance du lundi 23 mai 2005)
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2005/larcan.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle_(président)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaullisme
http://www.invalides.org/pages/Historial%20de%20Gaulle.html
http://www.charles-de-gaulle.org/
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L'Académie des Sciences morales et politiques:
http://www.asmp.fr/sommaire.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/messmer.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/todd.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/chaussinand.htm
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2003/fumaroli.htm
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Leçon 1 (suite): Articles Série 2


la carte des départements en 1920


la carte des départements en 2000
http://plaque.free.fr/f_rec6f.html


la carte des departements de france avec leurs numéros
http://www.drimmo.com/images/departements.png
http://fr.wikipedia.org/wiki/Départements_français
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Tâche: Comparez ces trois articles.
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Article L1S2.3: "Une commission Balladur pour tenter de simplifier le mille-feuille administratif"
(LEMONDE.FR | 29.09.08 | 19h33)

Edouard Balladur devrait prochainement prendre la présidence d'une commission chargée de simplifier le mille-feuille administratif français. Nicolas Sarkozy souhaite en effet charger l'ancien premier ministre de réfléchir à la principale réforme des mois à venir : réorganiser les différents échelons administratifs, région, département, intercommunalité, commune. But de l'opération : simplifier le système et alléger ses coûts. Edouard Balladur devrait être bientôt reçu à l'Elysée pour se voir proposer cette mission.

La commission, qui fait suite aux déclarations du chef de l'Etat, le 25 septembre à Toulon, devrait aborder tous les sujets, "sans tabous, y compris le grand Paris", selon un membre du gouvernement. Elle devrait fonctionner sur le même principe que la commission sur le rééquilibrage des institutions, qu'Edouard Balladur avait présidée au début du quinquennat et qui avait débouché sur la réforme constitutionnelle adoptée par le congrès en juillet. Elle devrait comprendre des personnalités de toutes sensibilités. L'ancien premier ministre socialiste Pierre Mauroy fait partie des noms évoqués. La commission pourrait être installée fin 2008 ou début 2009 et aurait six mois pour faire des propositions.

Pour l'instant, il n'est pas question de supprimer un échelon, département ou région, dans l'édifice administratif français. Cependant, des divergences apparaissent au sein même du gouvernement. Xavier Bertrand, ministre du travail, a déjà évoqué une possible suppression du département. Aujourd'hui, il évoque simplement "un regroupement". Son collègue Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux collectivités locales, ne cache pas son attachement au département et souhaiterait un retour à un système proche de la loi Peyrefitte du 5 juillet 1972, dans lequel les régions étaient une émanation des conseils généraux.

(Christophe Jakubyszyn et Xavier Ternisien)
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(NOTE: Déjà paru dans "Leçon 1, Série 1".)
Article L1S2.2: "Trop de départements ou trop de régions ?" (LIBE) (27 SEPT. À 9H02)
Collectivités. Elysée et gouvernement envisagent la suppression d’une strate administrative .

C’est simple, imparable : «Moins d’échelons, c’est moins d’impôt, plus d’échelons, c’est plus d’impôt !» Lancée par Nicolas Sarkozy, la formule a beaucoup plu au public du discours prononcé, jeudi soir, à Toulon. Le chef de l’Etat a annoncé l’ouverture du «grand chantier» de la réforme des collectivités territoriales.

L’ambition est immense. Il s’agit d’en finir avec l’empilement des collectivités territoriales et peut-être même, audace suprême, avec le cumul des mandats. Communes, communautés de communes, départements, régions : depuis plus d’un quart de siècle, tous les gouvernements se désolent de cette exception française, source de gâchis et de confusion. Tous constatent le mal, aucun n’ose le remède. Pas même les décentralisateurs convaincus comme Deferre ou Raffarin (lire interview).

Dans son rapport pour «libérer la croissance», Jacques Attali proposait de clarifier la décentralisation en transformant les intercommunalités en agglomérations et en faisant «disparaître, en dix ans, l’échelon départemental». Pour rassurer les élus locaux, Nicolas Sarkozy déclarait, en janvier, le jour même de la remise du rapport : «Je ne crois pas que les Français sont prêts à renoncer à la légitimité historique des départements.»

Six mois plus tard, les Français seraient-ils mieux disposés ? Fin juin, lors d’un déplacement à Limoges, le chef de l’Etat revient sur la nécessaire réforme des collectivités territoriales. Et, le 17 juillet, il annonce, dans un entretien au Monde, que l’année 2009 sera celle d’une «réflexion approfondie» sur l’administration territoriale. Nicolas Sarkozy fait même de ce dossier la condition d’une éventuelle réforme du mode de scrutin aux élections régionales de 2010. En attendant ce big-bang territorial, le secrétaire d’Etat en charge des collectivités, Alain Marleix, présentera, en janvier, un projet de loi visant à rationaliser et à démocratiser les intercommunalités. Il ne s’agit, précise Marleix, que du «premier étage de la fusée». Pour la suite, l’Elysée a laissé entendre qu’une mission pourrait être confiée à Edouard Balladur. Sujet tabou depuis l’échec cuisant du général de Gaulle en 1969, le référendum serait sérieusement envisagé.

Sans attendre Balladur, le chef du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, s’est emparé du sujet. Il entend même en faire la première illustration des nouveaux pouvoirs du Parlement renforcé par la récente réforme de la Constitution. La réorganisation des collectivités territoriales pourrait ainsi devenir l’objet d’une compétition entre le Parlement et l’exécutif.

http://www.liberation.fr/politiques/010133928-trop-de-departements-ou-trop-de-regions
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Article L1S2.1: "Le chantier des collectivités locales est ouvert" (LEFIGARO)
(Guillaume Perrault) (26/09/2008 | Mise à jour : 07:17)
Le président veut lutter contre l'enchevêtrement des collectivités locales.

L'idée d'une fusion entre départements et Régions prend corps. La réforme, proposée par le rapport Attali sur la libération de la croissance, en janvier, avait d'abord été abandonnée par Nicolas Sarkozy devant le tollé des élus locaux. Mais le chef de l'État l'avait remise à l'ordre du jour lors d'un déplacement à Limoges, le 15 juillet. Et Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi que «le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales dont le nombre et l'enchevêtrement des compétences sont une source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires» .«Le grand chantier de la réforme de nos administrations locales sera ouvert dès le mois de janvier», a-t-il dit .

La France compte 26 Régions, 100 départements, 36 000 communes et 18 000 groupements intercommunaux. Créés en 1790, les départements sont responsables de l'action sanitaire et sociale. Ils ont la charge de la construction et de l'entretien des collèges, de la gestion du RMI, de 17 000 kilomètres de routes nationales et des personnels techniques de l'éducation. De nombreux décideurs publics voient dans les conseils généraux un héritage obsolète de l'histoire. Les Régions, favorisées par la construction européenne, sont au contraire perçues comme l'échelon administratif pertinent pour l'avenir.

Les conseils généraux bénéficient cependant d'une bonne image auprès des citoyens en raison de leurs compétences de «proximité». Et les parlementaires, qui disposent souvent de mandats locaux, leur demeurent attachés. Les départements ont gagné de nouvelles compétences lors des lois Raffarin de 2004 sur la relance de la décentralisation.

L'hypothèse d'un référendum

L'hypothèse d'une fusion entre départements et régions semble aussi séduisante que difficile à exécuter. L'Élysée paraît pourtant avoir arrêté une stratégie. Le 17 septembre, le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, avait préparé le terrain en proposant de repousser d'un an les élections régionales de mars 2010 et de les organiser en même temps que les cantonales du printemps 2011. Dans l'intervalle, la réforme soumise au Parlement consisterait à faire désigner les futurs conseillers régionaux au scrutin uninominal à l'échelon des actuels cantons. En somme, «les conseillers généraux deviendraient aussi les conseillers régionaux», avait résumé Copé.

Selon Le Point, Nicolas Sarkozy souhaite confier les travaux préparatoires de cette réforme à Édouard Balladur. Surtout, le président envisagerait de compléter cette réforme par l'interdiction du cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale. Le chef de l'État étudierait également l'hypothèse de consulter les Français par référendum sur cette fusion des assemblées départementales et régionales après les européennes de juin 2009.
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(Information additionnel):
("Le rôle des régions et des départements revu en 2009")
(LE MONDE | 26.07.08 | 13h19) (Mis à jour le 28.07.08 | 09h02)

Déjà bouleversées par la refonte des cartes judiciaire, militaire et hospitalière, les régions s'apprêtent à vivre une autre réforme d'importance. L'année 2009 verra s'ouvrir le grand chantier de la simplification des niveaux administratifs sur le territoire, entre les 26 régions, les 100 départements, les 3 000 intercommunalités et les 36 700 communes.

Le président de la République l'avait annoncé dans un entretien au Monde : "Je pense que 2009 doit être l'occasion d'une réflexion, d'un débat et d'une concertation approfondis sur la question des communes, des communautés de communes, des départements et des régions." (Le Monde du 17 juillet.) Nicolas Sarkozy fait de ce dossier la clé d'une éventuelle réforme du mode de scrutin aux élections régionales, qui doivent avoir lieu en 2010.

L'objectif est de réaliser des économies, mais aussi de gagner en efficacité, en clarifiant notamment les compétences entre les régions et les départements. Les conseils généraux, qui disposent d'une clause générale de compétence, peuvent intervenir dans tous les domaines. Les dossiers économiques, notamment, sont marqués par un enchevêtrement d'intervenants. Décisions diluées, difficultés de pilotage : le système a atteint ses limites.

L'une des pistes envisagées par le gouvernement serait de revenir à un système semblable à celui qui avait cours en 1972, lors de la création des premières régions. Les conseils régionaux étaient alors composés de conseillers généraux.

FÉDÉRATIONS DE DÉPARTEMENTS

Les régions deviendraient des sortes de fédérations de départements. Au lieu d'être élus au scrutin de liste, les conseillers régionaux seraient désignés au scrutin uninominal à deux tours, comme les conseillers généraux, et les élections régionales auraient lieu en même temps que les cantonales. L'avantage attendu serait aussi de réveiller l'intérêt des électeurs pour ces scrutins. "Les conseillers généraux ont une vraie existence sur le terrain et sont identifiés par les électeurs, ce qui n'est pas le cas des conseillers régionaux", souligne Alain Marleix, le secrétaire d'Etat aux collectivités locales.

Les intercommunalités pourraient être organisées sur un modèle semblable, comme des fédérations de communes. Les conseillers communautaires seraient élus en même temps que les conseillers municipaux, selon un modèle proche du mode d'élection en vigueur à Paris, Lyon et Marseille (système PLM), dans lequel les conseillers municipaux sont élus en même temps que les conseillers d'arrondissement.

La réforme s'inscrit, pour une part, dans la ligne du rapport Attali sur la libération de la croissance, publié en janvier. Parmi ses propositions figuraient celle de "renforcer les régions et les intercommunalités en faisant disparaître en dix ans l'échelon départemental". La suppression du département est écartée.

La mesure avait soulevé une telle réaction des élus que M. Sarkozy s'en était désolidarisé le jour même de la remise du rapport Attali. "Je ne crois pas que les Français sont prêts à renoncer à la légitimité historique des départements", avait-il déclaré le 23 janvier. L'échelon départemental est "un niveau qui porte une forte charge identitaire, ajoute M. Marleix. On l'a bien vu lors de la réforme des plaques d'immatriculation, qui a soulevé un tollé".

Le gouvernement veut aussi faire droit aux préconisations du rapport remis par le sénateur (UMP) Alain Lambert sur la clarification des compétences entre l'Etat et les collectivités. Pour sortir de "l'enchevêtrement des compétences" entre la région et le département, il s'inspirera aussi de la proposition de loi rédigée par Adrien Zeller, président (UMP) du conseil régional d'Alsace, qui a suggéré d'inciter le couple région-département à "s'entendre et à clarifier leurs rôles respectifs".

Le gouvernement marche sur des oeufs. Dans le contexte de la réduction de la dotation globale de fonctionnement versée aux collectivités, il ne souhaite pas susciter davantage la colère des élus. La réforme pourrait se faire sur le mode du volontariat et de l'expérimentation. "Nous sommes favorables à une approche contractuelle et concertée, excluant toute brutalité", insiste M. Marleix.

(Xavier Ternisien)
(Article paru dans l'édition du 27.07.08.)
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Liens:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Marleix
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantal_(département)
http://www.comite-constitutionnel.fr/accueil/index.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Édouard_Balladur
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Liens sénatoriales:

("Octobre 2008 : qui succédera à Christian Poncelet à la présidence du Sénat ?")
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37373

Le premier à s’être déclaré, depuis près d’une dizaine d’années, est Jean-Pierre Raffarin (60 ans en août), premier vice-président de l’UMP. Il n’en a jamais fait mystère et semble déterminé dans cette élection. Il veut donner un coup de jeune à l’institution en usant de son savoir-faire marketing. L’impossibilité à unifier la majorité présidentielle à Poitiers (qui vit la victoire du socialiste Alain Claeys dès le premier tour le 9 mars 2008) et le risque de perdre la majorité au conseil général de la Vienne pourraient nuire à Jean-Pierre Raffarin dans cette bataille essentiellement de représentants des collectivités locales.

Mais il n’est pas seul déterminé dans la course puisque Gérard Larcher (59 ans en septembre), sénateur de Rambouillet (depuis 1986, le benjamin du Sénat à l’époque) et ancien ministre du Travail de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin (2004-2007), a refusé l’Agriculture dans le gouvernement de François Fillon pour se consacrer aussi à cette élection. Il pourrait être le "favori" de l’Élysée.

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/le-facilitateur-de-l-elysee/917/0/218046
http://rakotoarison.over-blog.com/

Retour à un vieux clivage ?
Même si les personnalités ne se valent pas et que chacun a ses admirateurs et ses détracteurs, il semble cependant qu’un vieux clivage serait toujours de mise au sein de l’UMP : l’origine partisane des entrants à l’UMP.
http://rakotoarison.over-blog.com/article-23102899.html
http://www.carnetjpr.com/dl/2008/09/contribution_jpr_senat.pdf
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Liens sénatoriales (suite):

INFOGRAPHIE - Visualisez département par département les résultats des sénatoriales:
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/16/01002-20080916ARTFIG00595-la-carte-des-elections-senatoriales-.php

http://www.lefigaro.fr/politique/elections-senatoriales.php
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/29/01002-20080929ARTFIG00578-poncelet-dement-beneficier-d-un-logement-a-vie-.php
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/26/01002-20080926ARTFIG00037-battu-au-senat-raffarin-veut-retrouver-sa-liberte-de-parole-.php
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/25/01002-20080925ARTFIG00011-senat-larcher-gagne-son-match-contre-raffarin-.php
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/25/01002-20080925ARTFIG00009-la-gauche-majoritaire-dans-la-haute-assemblee-en-.php
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/25/01002-20080925ARTFIG00010-la-victoire-d-un-homme-de-terrain-.php

http://www.senat.fr/senfic/poncelet_christian77058m.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Poncelet
http://www.senat.fr/senfic/larcher_gerard86034e.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gérard_Larcher
http://larcher2008.blogspirit.com/
http://www.wikio.fr/politique/partis_politiques/ump/gerard_larcher
http://www.senat.fr/senfic/raffarin_jean_pierre95059q.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Raffarin
http://www.carnetjpr.com/

http://www.senat.fr/senfic/marini_philippe92035t.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Marini
http://www.philippe-marini.net/
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2008年9月29日月曜日

("Le cumul des mandats en France", "la création des régions et à la rénovation du Sénat")



"28 avril 1969 : de Gaulle s’en va."

Après 11 ans de règne ininterrompu, de Gaulle quitte le pouvoir. La veille, les Français ont voté « Non » à son dernier référendum. Une page de l’histoire est tournée. La place est libre pour Georges Pompidou.

Le départ du général de Gaulle a beau être attendu, le 28 avril 1969, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Du moins auprès de ceux qui sont encore éveillés. Il est 0 h 10, et la France dort déjà. Elle n’apprendra l’information qu’à son réveil.
Le communiqué venu de Colombey-les-deux-Eglises est laconique, bien dans la manière du Général : « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. » En dix sept mots, pas un de plus, une page d’histoire se tourne.

Tout a commencé trois mois plus tôt. En voyage officiel en Bretagne, de Gaulle attire partout des foules toujours imposantes malgré quel[que]s cris hostiles organisés à Rennes et Brest notamment. A Quimper, le 2 février 1969, créant la surprise, il annonce qu’un référendum sur la réforme des régions et la transformation du Sénat aura lieu au printemps.

La popularité du Général est au beau fixe, mais la double question posée par ce référendum ne suscite pas un véritable intérêt dans le pays. A l’Elysée, l’entourage même du président de la République a tout fait pour dissuader le Général de s’engager dans cette direction que rien n’impose. Mais de Gaulle a tranché ? Il ne reviendra pas dessus.

Très vite, les oppositions se manifestent. Le président du MRP Jean Lecanuet révèle le premier qu’il votera « non ». Un peu plus tard, Valéry Giscard d’Estaing fait de même. Le Conseil d’Etat a condamné le recours à la procédure du référendum. Le général de Gaulle met tout son poids dans la balance. Le 10 avril, lors d’une allocution télévisée, il prévient qu’une réponse négative signifiera son départ. La politique de la France ne se fera pas contre son peuple.

Le 27 avril, le verdict tombe : le « non » l’emporte par 52,41%. Le pays paraît interloqué par son audace : il a chassé de Gaulle. Est-ce si sûr ? Dans « Le Monde », Hubert Beuve-Méry voit « une sorte de suicide politique par un coup de roulette russe »*.
Le 15 juin suivant, au deuxième tour de l’élection présidentielle, de Gaulle a voté par procuration d’Irlande où il s’est retiré pour quelques jours avec son épouse. Comme pour souligner que cette élection ne le concernait plus. Georges Pompidou, son ancien premier Ministre pendant 6 ans lui succèdera après un duel inattendu avec Alain Poher, président centriste du Sénat et président de la République par intérim.

http://www.gaullisme.fr/42referendum69.htm
http://www.gaullisme.fr/ref_69_result.htm

http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3224,54-870233,0.html
http://www.senat.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sénat_(France)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bicamérisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monocamérisme
http://www.senat.fr/dossierleg/cumul.html
http://blogs.rtl.fr/aphatie/index.php/post/2008/09/25/La-preuve-par-le-Senat-de-lodieux-cumul-des-mandats-25/09
http://www.re-so.net/spip.php?article565

(Information additionnel à l'introduction)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Map_France_1477-fr.svg

A lire aussi:
http://ir.lib.hiroshima-u.ac.jp/metadb/up/kiyo/AN0021395X/HLJ_31-2_320.pdf
http://k-base02.pref.kanagawa.jp:8080/file/O/地方の自治権の拡充に向けて(H8年3月)_2(p67~).doc
http://www.clair.or.jp/j/forum/series/bunken.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/series/pdf/bunken_jf.pdf
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'La Région dans l'organisation territoriale française' (22 août 2006):

L'organisation de l'administration territoriale française peut paraître complexe au premier abord ; en effet, la France est l'un des rares Etats de l'Union européenne à conjuguer quatre niveaux d'administration territoriale : l'Etat, la Région, le Département et la Commune.

L'administration locale repose donc sur une organisation à trois niveaux, la Commune, le Département et la Région, qui sont à la fois des circonscriptions administratives de l'Etat et des collectivités territoriales décentralisées.

Chaque collectivité territoriale dispose de pouvoirs propres et il n'existe pas de hiérarchie entre elles : aucune ne peut exercer de tutelle directe ou indirecte sur les deux autres.

la Commune:

Instituée dès 1789, la Commune est la structure de base de l'organisation administrative française. On en compte près de 37000, chiffre très supérieur à celui des autres pays de l'Union européenne. Ce qui s'explique par le fait que le terme de Commune, en France, s'applique à toutes les municipalités, quelles que soient leurs dimensions. Cette situation a conduit les pouvoirs publics à inciter au regroupement communal (communautés urbaines, syndicats intercommunaux...).

Les Communes sont gérées par le maire, assisté de son conseil municipal, élu pour six ans au suffrage universel direct. Le nombre de ses membres est proportionnel à la population.

Les compétences propres à la Commune concernent les actions de proximité. Sur le plan économique, son domaine de compétence s'est étendu : limité initialement à l'octroi d'aides incitatives (notamment fiscales) destinées à la création d'emplois, il s'est élargi au maintien de l'emploi par des aides directes (prêts, garanties d'emprunt...) ou indirectes.

le Département:

La France compte 100 Départements, dont 96 en métropole et 4 outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Réunion et Guyane). Institué en 1789, le Département a vu son statut évoluer de celui de collectivité territoriale semi-décentralisée à celui de collectivité territoriale à part entière. En effet, pendant près de deux cent ans (1800-1982), le préfet fut le détenteur du pouvoir exécutif dans le Département. Mais depuis l'adoption de la loi du 2 mars 1982, l'autorité exécutive du Département est le président du Conseil général, élu par le Conseil en son sein et pour six ans.

L'organe délibérant du Département est le Conseil général. Il est composé de Conseillers généraux élus pour six ans, renouvelés par moitié tous les trois ans, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans le cadre d'un canton. (circonscription électorale intermédiaire entre l'arrondissement et la commune).

Les compétences propres au Département concernent essentiellement l'action sanitaire et sociale, l'equipement rural, la voirie départementale et les dépenses d'investissement et de fonctionnement des collèges.

la Région:

La France compte 26 Régions, dont 22 en métropole et 4 outre-mer. La Région a été instituée en qualité de collectivité territoriale en 1982. Elle est constituée par un ensemble de départements regroupés en fonction de leurs intérêts économiques et culturels. La Région Nord-Pas de Calais compte deux départements : le Nord et le Pas-de-Calais.

L'assemblée régionale ou Conseil régional est élue au suffrage universel direct, lors des éléctions régionales, tous les six ans. L'autorité exécutive de la Région est le président du Conseil régional. Ses compétences propres concernent principalement la planification, l'aménagement du territoire, le développement économique, la formation professionnelle, ainsi que la construction, l'équipement et les dépenses de fonctionnement des lycées.

le contrôle de l'Etat:

Les lois de répartition des compétences des collectivités territoriales de 1982 et 1983 ont défini les droits et libertés de chacun. Mais si les tutelles administratives et financières sont supprimées pour les Communes, les Départements et les Régions, l’Etat reste le garant du bon fonctionnement de l’ensemble. Ainsi, face aux actes exécutoires de plein droit du président de Région, le préfet a la charge des intérêts nationaux, du respect des lois, de l’ordre public et du contrôle administratif. Il représente chacun des ministres et dirige les services de l’Etat.

Le contrôle de la légalité des actes et le contrôle budgétaire suppose que les décisions prises soient obligatoirement transmises au préfet. Le contrôle budgétaire permet l’intervention du représentant de l’Etat et de la Chambre régionale des comptes. Celle-ci intervient lors de l’élaboration et de l’exécution des budgets locaux et conseille le représentant de l’Etat. Sa mission juridictionnelle vise les comptables de droit ou de fait. Si la chambre ne relève pas d’infraction à l’issue de son programme annuel de vérification, elle donne quitus des comptes. Sinon, le comptable public peut être condamné à rembourser une infraction.

Un élu fautif se voit notifier une lettre d’observation qui sera lue à la séance publique qui suit sa réception pour alerter l’opinion.

http://www.nordpasdecalais.fr/institution/generalites/intro.asp
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'Histoire de la régionalisation en France' (22 août 2006):

Le terme "région" est apparu en France dès le XIVème siècle. Il signifie alors "pays", c'est-à-dire un territoire possèdant ses propres caractéristiques géographiques et humaines.

1919:
C'est au terme d'un long processus qu'est née la Région telle que nous la connaissons aujourd'hui. Tout au long du XIXème siècle, l'idée de régionalisation fera l'objet de multiples débats et propositions. Mais ce n'est qu'en 1919 que l'idée régionale prend corps : Clémentel, alors ministre du commerce, incite à constituer quinze "groupements économiques régionaux" pour reconstruire le pays après la première guerre mondiale. Ainsi, à son origine, la Région était envisagée essentiellement comme une institution à vocation économique au service de la reconstruction.

1954:
A la fin de la IVème République, les idées régionales prirent plus de force en raison des impératifs de l'aménagement du territoire et de la planification urbaine. On assiste alors au développement d'une "régionalisation fonctionnelle", relais nécessaire d'administration économique entre l'Etat et les Départements. A partir de 1954, des associations se formèrent avec pour objectif le développement économique d'une région. Elles furent consacrées, à la fin de 1954, sous la forme de "Comités d'expansion économique". L'établissement de programmes d'action régionale fut prévu par un décret-loi du 30 juin 1955, suivi d'un arrêté du 28 octobre 1956 qui délimitait vingt-trois régions de programmes. Cette évolution se poursuivit en 1958 avec la création des "plans régionaux de développement économique et social et d'aménagement du territoire".

1964:
Enfin, deux décrets des 7 janvier 1959 et 2 juin 1960 définirent le cadre de vingt et une circonscriptions d'action régionale (CAR) : circonscriptions institutionnalisées par le décret du 14 mars 1964 avec à leur tête des préfets de Région, assistés des CODER, Commissions de développement économique régional rassemblant les élus et les responsables économiques et professionnels.

1972:
Le 2 avril 1969, le Général de Gaulle déclare : "L'avénement de la Région : voilà là la grande réforme que nous devons apporter à la France." Le rejet, lors du réferendum du 27 avril 1969, du projet du Général de Gaulle visant à la fois l'institution de véritables collectivités territoriales régionales et la réforme du Sénat marque une étape très importante. L'assemblée régionale devait comprendre, selon ce projet, d'une part des élus (députés de la région et représentants des collectivités locales), d'autre part des conseillers régionaux représentant les intérêts économiques et sociaux. Le rejet de ce projet a certainement pesé lourd sur l'avenir de l'idée régionale. Il explique que la création d'une institution régionale décentralisée ne se soit faite, avec la loi du 5 juillet 1972, que sous la forme d'un établissement public aux compétences étroitement limitées et dont la loi elle-même prévoyait qu'il ne disposerait pas de services propres.
Cependant, sur l'initiative du président Pompidou, le mouvement de déconcentration se poursuit avec la loi du 5 juillet 1972 qui crée les Etablissements publics régionaux (EPR) dotés d'un organe délibérant, le Conseil régional, assistés d'une assemblée consultative, le Comité économique et social. La structure régionale, telle que nous la connaissons, commence alors à se dessiner. Mais l'executif régional était toujours représenté par le préfet, nommé par l'Etat ; chargé de préparer et d'exécuter les délibérations du Conseil régional.
Dans le Nord-Pas de Calais, le Conseil régional, installé en janvier 1974, comprenait 108 membres (les parlementaires, les représentants des Conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais, les représentants des villes de plus de 30.000 habitants et des communautés urbaines de Lille et de Dunkerque) et était présidé par Pierre Mauroy.

"La décentralisation et la naissance de la Région en tant que collectivité territoriale"

1982:
La décennie 1970-1980 marque la conversion de la Gauche à l'option régionaliste. Une proposition de loi socialiste portant décentralisation de l'Etat est déposée au Parlement au début de l'année 1980. Après l'alternance de l'année 1981, le nouveau gouvernement élabore un projet de loi relatif aux droits et libertés des Communes, des Départements et des Régions qui est devenu la loi du 2 mars 1982. Ainsi, la loi du 2 mars 1982, initiatrice du processus de décentralisation des collectivités territoriales locales françaises, donne à la Région son statut de collectivité territoriale à part entière au même titre que les Communes et Départements. Elle se voit accorder des compétences propres dans les domaines de la formation professionnelle et des lycées. Dès lors, le président du Conseil régional prépare et exécute les délibérations de l'assemblée régionale. La tutelle préfectorale est supprimée.

1986:
La concrétisation de la nouvelle autonomie de l'institution régionale dans la gestion de ses affaires s'effectuera avec l'élection du Conseil régional au suffrage universel direct en 1986. Si l'idée de départ était de faciliter l'administration du pays, essentiellement dans le domaine économique avec la mise en œuvre de la planification nationale, l'intérêt des Régions est aujourd'hui beaucoup plus large. L'institution régionale est un échelon de coordination essentiel pour réussir un aménagement harmonieux et équilibré du territoire. Il s'agit de déterminer les choix stratégiques et les objectifs du développement régional, dans des secteurs aussi variés que l'enseignement, les transports, la culture ou le tourisme, ainsi que les moyens nécessaires pour y parvenir.
De plus, en tant qu'administration de mission, bénéficiant d'une organisation souple et dynamique, la Région a des capacités d'initiative et d'animation qui lui permettent de privilègier le partenariat avec tous les acteurs régionaux, fédérant ainsi les énergies autour de projets structurants.

2003:
La Région a désormais une existence constitutionnelle. En effet, depuis la loi constitutionnelle N° 2003-276 du 28 mars 2003, elle figure dans la liste des collectivités territoriales au même titre que les communes ou les départements.
"Art. 72. - Les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d'outre-mer régies par l'article 74. Toute autre collectivité territoriale est créée par la loi, le cas échéant en lieu et place d'une ou de plusieurs collectivités mentionnées au présent alinéa".
Depuis le 1er janvier 2005, la Région est devenue compétente pour l'organisation de l'accueil, de la restauration, de l'hébergement et de l'entretien général et technique dans les lycées, pour le financement de la formation et pour les aides aux étudiants des formations sanitaires et sociales, et pour l'organisation de l'inventaire général du patrimoine culturel régional.

http://www.nordpasdecalais.fr/institution/generalites/historique.asp
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'Compétences légales de la Région' (22 août 2006):

Par compétences, il faut entendre les différents secteurs d'intervention qui ont été attribués par la loi à la Région. Ces différents domaines ont progressivement évolué en dix ans, contribuant à la reconnaissance de la Région dans le paysage administratif de la France. On peut schématiquement distinguer deux blocs de responsabilités où la Région intervient soit seule, soit en partenariat avec les autres collectivités :

Éducation et formation des hommes : lycées et établissements d'enseignement secondaire, apprentissage, formation professionnelle

C'est une des plus importantes et des plus lourdes compétences régionales. La Région est "attributaire des murs" des lycées. Elle a donc toutes les obligations de sécurité, d'entretien et de rénovation des établissements pour en assurer le bon fonctionnement. Elle assure la construction, l'extension et la rénovation des lycées et établissements d'enseignement secondaire, mais également leur fonctionnement.
D'autre part, elle établit le programme prévisionnel des investissements relatifs aux lycées : localisation et capacité d'accueil des nouveaux établissements, modes d'hébergement des élèves. Elle met au point, d'une façon plus globale, le schéma prévisionnel des formations des collèges et des lycées, ainsi que des plans de développement des filières de l'enseignement supérieur.
La Région bâtit également un plan-programme dans le domaine de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Elle est responsable de la mise en œuvre des actions de formation.

Depuis le 1er janvier 2005, ces responsabilités se sont accrues. La Région est désormais compétente :

-pour l'organisation de l'accueil, de la restauration, de l'hébergement et de l'entretien général et technique dans les lycées,
-pour le financement de la formation et pour les aides aux étudiants des formations sanitaires et sociales.

Aménagement du territoire

C'est une compétence générale par laquelle la Région intervient avec l'Etat ou d'autres collectivités.

planification et développement économique

La Région est un acteur majeur du processus de planification. Partenaire privilégié de l'Etat pour l'élaboration et l'exécution du Plan national, elle est également maître d'œuvre de son propre Plan, établi pour 4 ans.
L'un des instruments privilégiés d'intervention du Conseil régional est le Contrat de Plan, engagement qui le lie à l'Etat et d'autres collectivités pour la définition puis la réalisation de politiques menées conjointement.
Elle a compétence pour agir sur les infrastructures et les transports (routes, fer, canaux).
Dans le respect du principe de la liberté du commerce et de l'industrie, la Région a des possibilités d'intervention directe dans la vie économique. Le Conseil régional peut engager des études, participer au capital des sociétés de développement régional ou d'économie.
Il peut surtout accorder des aides, directes ou indirectes, aux entreprises. Des actions ponctuelles peuvent être menées pour porter secours à une entreprise en difficulté. La Région participe au financement d'équipements collectifs, aide les initiatives créatrices d'emplois.
Elle se préoccupe de la réhabilitation des friches industrielles, en cohérence avec ses actions pour l'urbanisme et le logement.
La Région peut encourager la maîtrise des consommations, le recyclage des déchets et le recours à des énergies nouvelles.

urbanisme et logement

La Région propose des aides complémentaires à celles de l'Etat. Elle définit des priorités en matière d'habitat. Elle est associée à l'élaboration du schéma directeur et du plan d'occupation des sols. Elle propose ou est consultée en matière de prescriptions particulières.

transports

Depuis le 1er janvier 2002, la Région est l'autorité organisatrice des transports de voyageurs. C'est à elle qu'il revient désormais de décider des horaires, des tarifs, ou de la rénovaiton des gares.
Elle peut également décider de la création de canaux et de ports fluviaux.
La Région est en charge de l'élaboration d'un schéma régional des transports.

culture, environnement et recherche

Les établissements d'enseignement secondaire de la musique, de la danse, de l'art dramatique et des arts plastiques relèvent de l'initiative et de la responsabilité de la Région. Elle accorde une aide financière aux collectivités locales pour l'équipement des salles du spectacle ainsi qu'aux compagnies théâtrales et sociétés musicales.
Elle participe à la mise en valeur du patrimoine historique et architectural et est en charge de la conservation des archives régionales.. Depuis le 1er janvier 2005, la Région est compétente pour l'organisation de l'inventaire général du patrimoine culturel.
La décentralisation permet la constitution de centres régionaux de création cinématographique et audiovisuelle de vidéothèques, de sociétés de production,...
L'environnement, la mise en valeur des espaces naturels sont eux aussi des domaines d'intervention de la Région qui décide, en accord avec les élus locaux concernés, de classer une zone en Parc naturel régional. Elle peut proposer et donne son accord pour la création de la zone de protection du patrimoine.
Dans le domaine de la recherche et de la technologie, le Conseil régional réserve des aides financières aux collectivités et organismes publics ou privés dont les actions répondent à des objectifs généraux. Il peut créer des pôles de recherche, des centres d'innovation, et de transfert, et allouer des bourses.

action sociale et santé

La Région peut accorder une aide financière, directe ou indirecte, aux établissements hospitaliers, aux équipements qui accueillent des personnes âgées ou des handicapés. Elle peut aussi favoriser le développement d'observatoires de la santé ou de services de soins sans hospitalisation.

http://www.nordpasdecalais.fr/institution/generalites/competences.asp
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Des articles de référence:
http://www.clair.or.jp/j/forum/forum/sp_jimu/168_1/index.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/honyaku/houten.html

http://www.clair.or.jp/j/forum/compare/index.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/series/index.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/series/html/france/06.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/series/pdf/j15.pdf
http://www.clair.or.jp/j/forum/series/html/20/index.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/series/pdf/h18-8.pdf

http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/index.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr330m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr318m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr305m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr304m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr300m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr296m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr290m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr284m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr276m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr266m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr257m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr251m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr164m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr163m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr087m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr086m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr076m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr075m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr070m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr066m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr042m.html
http://www.clair.or.jp/j/forum/c_report/cr027m.html
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2008年9月28日日曜日

Leçon 1, Articles Série 0 et 1: La régionalisation en France - introduction brute





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L1S0.1: "Attentat à New Delhi : 1 mort, 17 blessés" (afp)

Une personne a été tuée et 17 autres blessées samedi par un attentat à la bombe sur un marché bondé du sud de New Delhi, deux semaines après des attentats islamistes dans la capitale indienne, a annoncé la police. Cette nouvelle attaque n'a pas été revendiquée, mais toute l'Inde est le théâtre depuis novembre 2007 d'une vague d'attentats perpétrés par un groupe islamiste local, les Moudjahidine indiens, qui ont fait au total quelque 150 morts, dont 24 tués le 13 septembre au soir dans des quartiers touristiques et commerçants de New Delhi.

Cette fois, l'explosion est survenue sur le marché de Mehrauli, dans le sud de cette mégalopole de 14 millions d'âmes, en pleine après-midi lorsque les magasins étaient bondés à l'approche de fêtes musulmanes et hindoues, a dit à l'AFP le porte-parole de la police municipale, Rajan Bhagat.

[...]

Depuis les attentats de New Delhi il y a exactement deux semaines, les autorités ont annoncé avoir tué deux dirigeants de l'organisation locale des Moudjahidine indiens et en ont interpellé onze autres à New Delhi et à Bombay (ouest). L'Inde et son 1,1 milliard d'habitants, dont 80% d'hindous et 14% de musulmans, s'apprêtent à célébrer l'Aïd al-Fitr, la fête musulmane marquant la fin du mois de jeûne de ramadan et Diwali, la fête hindoue des lumières en octobre, qui marque la nouvelle année.
Confrontée en moyenne tous les trois mois à des attentats, la police indienne continue de montrer du doigt des organisations islamistes basées au Pakistan ou au Bangladesh. Mais les autorités reconnaissent aussi que l'Inde est maintenant la cible de "terroristes islamistes" indiens.

[...]

Tous ces carnages attisent une polémique en Inde sur les carences de la politique antiterroriste de la dixième puissance économique mondiale, forte de ses dizaines de millions d'Indiens des classes moyennes. Certes, la sécurité est draconienne dans les aéroports. Mais la presse se gausse [moque] de la faiblesse des équipements (télé-surveillance, détecteurs de métaux...) dans les gares, hôtels, restaurants, magasins et lieux de culte. Le gouvernement a bien promis 7.000 policiers supplémentaires et des caméras de surveillance, tout en reconnaissant que ses services de renseignement ne sont pas à la hauteur d'une menace "terroriste" urbaine incarnée dorénavant par des islamistes indiens.///

http://en.wikipedia.org/wiki/Diwali
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L1S0.2: "L'Inde en quête d'une stratégie face à l'émergence d'un terrorisme local" (LE MONDE)

L'Inde va-t-elle devoir apprendre à vivre au quotidien avec le terrorisme ? En l'espace d'un an, 215 personnes ont péri dans huit séries d'attentats affectant principalement le nord du pays. Le dernier en date a frappé, le 13 septembre, des artères commerciales de la capitale, New Delhi. Ce nouveau défi terroriste sera évoqué lors de la tournée européenne du premier ministre, Manmohan Singh, qui assistera, lundi 29 septembre à Marseille, au sommet Union européenne - Inde avant de retrouver Nicolas Sarkozy, mardi à Paris, dans un cadre bilatéral franco-indien.

Puissance régionale, l'Inde est concernée au premier chef par les désordres au Pakistan - son rival historique - et la guerre en Afghanistan, où elle joue un rôle croissant dans le domaine de la reconstruction civile. Elle ne peut donc qu'être intéressée par une réflexion globale visant à stabiliser ces deux théâtres où prennent leur source des groupes radicaux islamistes ayant frappé son territoire à de multiples reprises.

Toutefois, à Marseille comme à Paris, M. Singh aura l'occasion d'édifier ses interlocuteurs sur un type nouveau de terrorisme, moins lié aux manoeuvres de déstabilisation émanant du Pakistan - ou du Bangladesh - et davantage enraciné dans la société indienne. L'émergence d'un groupe comme les Moudjahidins indiens (MI), qui a revendiqué la plupart des attentats de l'année écoulée (New Delhi, Ahmedabad, Jaipur...), révèle en effet une "indianisation" inédite de la tentation djihadiste. Si des manipulations extérieures ne sont pas à exclure, les noyaux du MI sont tous composés de musulmans indiens, en général des étudiants dotés d'une solide formation technique.

L'Etat indien de l'Uttar Pradesh (Nord) apparaît comme leur berceau. Au lendemain des attentats de New Delhi, M. Singh s'était ouvertement inquiété de cette "nouvelle dimension" du péril terroriste en Inde.

Comment désamorcer la dérive ? La police a démantelé, mardi 23 septembre à Bombay, une cellule de cinq activistes du MI qui, selon elle, projetaient des attentats dans la capitale économique. Mais l'enquête patine. L'artificier en chef du groupe, Abdus Shuban Qureishi, alias Tauqeer, court toujours. Le débat fait rage en Inde sur les inflexions à apporter à une stratégie antiterroriste jusqu'à présent prise en défaut. A droite, le Bharatiya Janata Party (BJP) - mouvement nationaliste hindou - appelle à l'adoption d'une législation plus répressive. Il fustige notamment l'abrogation par le Parti du Congrès - à la tête de la coalition gouvernementale - d'une loi antiterroriste adoptée par le BJP en 2002 quand celui-ci était au pouvoir.

"CLIENTÉLISME ÉLECTORAL"

Le gouvernement lui-même est divisé entre faucons et colombes. Les modérés redoutent de voir la communauté musulmane (14 % de la population) stigmatisée par une législation ad hoc. Certains petits partis de la coalition, comme le Samajwadi Party (SP) ou le Rashtriya Janata Dal (RJD), qui comptent de nombreux musulmans parmi leurs électeurs, sont parmi les plus hostiles au durcissement de l'arsenal législatif existant. "L'antiterrorisme en Inde est l'otage du clientélisme électoral !", s'insurge Subhash Kapila, du cercle de réflexion South Asia Analysis Group.

L'autre difficulté tient à la nature fédérale du système politique indien. La sécurité étant du ressort des Etats locaux, le gouvernement central peine à coordonner les initiatives. New Delhi est en quête d'une formule de recentralisation de ses services de sécurité. (Frédéric Bobin)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Uttar_Pradesh
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L1S1.1 (=L1S2.2): "Trop de départements ou trop de régions ?"
- Collectivités. Elysée et gouvernement envisagent la suppression d’une strate administrative. -

C’est simple, imparable : «Moins d’échelons, c’est moins d’impôt, plus d’échelons, c’est plus d’impôt !» Lancée par Nicolas Sarkozy, la formule a beaucoup plu au public du discours prononcé, jeudi soir, à Toulon. Le chef de l’Etat a annoncé l’ouverture du «grand chantier» de la réforme des collectivités territoriales.

L’ambition est immense. Il s’agit d’en finir avec l’empilement des collectivités territoriales et peut-être même, audace suprême, avec le cumul des mandats. Communes, communautés de communes, départements, régions : depuis plus d’un quart de siècle, tous les gouvernements se désolent de cette exception française, source de gâchis et de confusion. Tous constatent le mal, aucun n’ose le remède. Pas même les décentralisateurs convaincus comme Deferre ou Raffarin (lire interview).

Dans son rapport pour «libérer la croissance», Jacques Attali proposait de clarifier la décentralisation en transformant les intercommunalités en agglomérations et en faisant «disparaître, en dix ans, l’échelon départemental». Pour rassurer les élus locaux, Nicolas Sarkozy déclarait, en janvier, le jour même de la remise du rapport : «Je ne crois pas que les Français sont prêts à renoncer à la légitimité historique des départements.»

Six mois plus tard, les Français seraient-ils mieux disposés ? Fin juin, lors d’un déplacement à Limoges, le chef de l’Etat revient sur la nécessaire réforme des collectivités territoriales. Et, le 17 juillet, il annonce, dans un entretien au Monde, que l’année 2009 sera celle d’une «réflexion approfondie» sur l’administration territoriale. Nicolas Sarkozy fait même de ce dossier la condition d’une éventuelle réforme du mode de scrutin aux élections régionales de 2010. En attendant ce big-bang territorial, le secrétaire d’Etat en charge des collectivités, Alain Marleix, présentera, en janvier, un projet de loi visant à rationaliser et à démocratiser les intercommunalités. Il ne s’agit, précise Marleix, que du «premier étage de la fusée». Pour la suite, l’Elysée a laissé entendre qu’une mission pourrait être confiée à Edouard Balladur. Sujet tabou depuis l’échec cuisant du général de Gaulle en 1969, le référendum serait sérieusement envisagé.

Sans attendre Balladur, le chef du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, s’est emparé du sujet. Il entend même en faire la première illustration des nouveaux pouvoirs du Parlement renforcé par la récente réforme de la Constitution. La réorganisation des collectivités territoriales pourrait ainsi devenir l’objet d’une compétition entre le Parlement et l’exécutif.
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L1S1.2: «Personne n’accepte de se sacrifier» (Patrick Le Lidec, chercheur au CNRS, spécialiste de la décentralisation.)

/Q. On parle du «grand chantier» de la réforme des collectivités locales depuis vingt ans. Où est le blocage ?

PL: Quand Gaston Deferre a lancé la décentralisation, en 1982, il avait pris soin d’évacuer tous les sujets qui fâchent. Le gouvernement d’alors s’était bien gardé, par exemple, de remettre en cause le tissu des 36 000 communes de France. La loi transfère de nouveaux pouvoirs sans régler la question des chevauchements de compétences entre collectivités. Deferre savait l’ampleur des désaccords sur le sujet. Mitterrand était departementaliste et Mauroy régionaliste. L’article premier de la loi du 2 mars 1982 est emblématique de cette logique d’évitement : il prévoit que les collectivités «s’administrent librement» et évacue les questions délicates (répartition des compétences, statut des élus…), renvoyées à des textes ultérieurs. On ne parle pas non plus du cumul des mandats. Deferre pariait que la rationalisation des institutions locales s’imposerait d’elle-même. Pari perdu. Il est très difficile de réformer après avoir transféré du pouvoir.

/Q. Depuis 1982, les gouvernements sont restés inactifs ?

PL: Les collectivités bénéficient toujours de la «clause générale de compétence» définie pour les communes en 1884. Cette clause, qui permet d’intervenir dans tous les domaines, a été généralisée à tous les échelons. A plusieurs reprises, il a été question de la remettre en cause mais on en est resté aux déclarations d’intention. En 1995, la loi Pasqua avait prévu la promulgation, dans un délai d’un an, d’une loi clarifiant la répartition des compétences. Elle n’a jamais vu le jour. Le cumul des mandats a bloqué le processus. En 2003, Jean-Pierre Raffarin avait tenté d’introduire dans la Constitution la notion de «collectivité chef de file». Il s’est heurté à une réaction immédiate du Sénat. Raffarin aurait pu essayer de passer en force. Il ne l’a pas fait. Arrêté, peut-être, par son ambition de briguer, un jour, la présidence du Sénat.

/Q. Le «big-bang» administratif, le référendum sur la fusion département-région et la fin du cumul des mandats, vous n’y croyez pas ?

PL: Je demande à voir. Je ne suis pas sûr de la détermination de l’exécutif à agir. S’engager dans cette direction impliquerait de surmonter l’opposition de nombreux parlementaires qui se vivent d’abord comme des élus locaux. Il reste la voie du référendum, mais elle est vécue comme un acte de défiance vis-à-vis du Parlement et, singulièrement, du Sénat. Ce serait renouer avec une audace réformatrice enterrée depuis l’échec du référendum organisé par le général de Gaulle en 1969 [52,41% non : oui 47,59%].
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(Info additionnel):

*juste avant la revolution:
~39 provinces, ~60,000 paroisses (centre sur l'eglise)

*apres la revolution
-> 83 departements, 41 000 communes (centre sur le mairie)
-> 26 regions, ~100 departements, (342 arrondissements, ~3 883 cantons,) ~36 783 communes (2 558 structures d'intercommunalité)

Or, avant la Révolution, la France était constituée de circonscriptions territoriales issues de l'histoire, de la géographie et du peuplement qui étaient différentes selon les différents pouvoirs qui s'y exerçaient, avec des catégories différentes comme métropoles, provinces, diocèses, duchés, baronnies, gouvernements, états, élections, généralités, intendance, parlements, pays, bailliages, etc.. suivis d'un nom de région qui était souvent le même, sans recouvrir la même étendue géographique. Ainsi, le ressort du parlement d'Artois ne correspondait pas au même territoire que le gouvernement d'Artois ou que l'intendance d'Artois.

La Convention nationale, après avoir aboli au cours de la nuit du 4 août tous les droits et les usages particuliers aux différentes régions (que l'on nommait aussi privilèges comme ceux des classes, noblesse et clergé), décida d'instituer un découpage uniforme du territoire, les départements,

Cette organisation proposée par Jean Cassini visait à homogénéiser le découpage du territoire français tout en conservant une administration locale, mais en retirant les spécificités des provinces, considérées comme provenant essentiellement des privilèges de l'aristocratie locale. (wikipedia)
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Questions à méditer:
1) フランスに於ける「régionalisation」とは何か・何で有り得るか?(狭義、広義)
2)「départementaliste」や「cumul des mandats」派とは何か?抵抗・反対勢力の言い分とは何か?
3)何故この問題は重要なのか・重要たり得るのか?
4)「régions」は、革命前の「provinces」とどう似てるか、どう似てないか?
5)「régionalisation」や「région」に関する展望は、どう言うものが有り得るのか?(理想論)
6)フランス革命前と後の地域体制の違いは何だったか?
7)ヨーロッパ規模では、この問題の意義とは何か?
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Liens de référence:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_sur_la_réforme_du_Sénat_et_la_régionalisation
http://www.senat.fr/evenement/revision/d69-296.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Administration_territoriale_de_la_France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Collectivités_territoriales
http://fr.wikipedia.org/wiki/Provinces_de_France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_(aménagement_du_territoire)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_(France)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Région_française
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_départements_français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Départements_français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_française
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paroisse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Préfet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_général_(France)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_régional_(France)
http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3224,54-870233,0.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cumul_des_mandats
http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_subsidiarité
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Chevènement
http://fr.wikipedia.org/wiki/Intercommunalité
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